Ils rêvaient de leur métier : aujourd’hui, le rêve est loin de la réalité

Dans le journal Le Monde du 26 mars 2018, est paru un article avec le titre suivant “ ils rêvaient de leur métier : aujourd hui le rêve est loin de la réalité”..

Comme si cet article résumait la profession de moniteurs et gérant de centre dans le secteur la plongée en France mais aussi dans le monde.

Je souhaitais partager avec vous des extraits, que voici :

“Pilote, photographe, game designer, comédien, journaliste, médecin… Ces univers professionnels ont pour point commun de faire briller les mirettes. Mais derrière l’image d’Epinal, se cachent souvent des rémunérations au ras des pâquerettes, des pressions au travail, une concurrence féroce. L’envers du décor peut être source de profondes désillusions.

[…] »Sur sa fiche de paie, 1 400 euros net, et des heures supplémentaires non rémunérées car « volontaires ».”

[…] “S’estimant chanceux de se réaliser dans une activité qu’ils affectionnent, les salariés peuvent y consacrer toutes leurs heures sans jamais compter, quitte à tirer un trait sur leur vie privée.”

[…] « Poussées par le désir d’accomplir leur passion, les personnes sont prêtes à accepter des conditions de travail qui paraîtraient inacceptables ailleurs. (…) Ce surinvestissement a des effets délétères sur la santé, avec des risques de burn-out », prévient Nathalie Leroux, coauteure du Travail passionné. L’engagement artistique, sportif ou politique (Erès, 2015).

Ces extraits nous permettront peut-être de réfléchir non seulement sur les conditions de travail mais particulièrement sur ce que nous professionnels de la plongée, nous pouvons justement mettre en place pour bien guider ceux qui veulent faire ce métier. En parler, communiquer, se former, se professionnaliser…

En effet, c’est un métier de rêve, peux-t-on peux-etre former de futurs moniteurs qui ne resteront pas 2 saisons dans la profession mais feront 10 ou 20 saisons. Cela doit se mettre en place dès le départ en leur a donnant les bonnes cartes, les vrais chiffres, la vraie réalité du terrain..

car évidemment c’est le plus beau métier du monde…

Plus d’infos :

Conseil de lecture :

stephanie koca, formation professionnelle, travail, diving, plongee, formation plongee, DEJEPS plongee, CREPS antibes, CREPS montpellier, formation metier du sport

Nathalie Leroux, coauteure du Travail passionné. L’engagement artistique, sportif ou politique (Erès, 2015).
Extrait :

“Dans un monde du travail de plus en plus individualisé, où l’attente d’engagement et d’investissement est toujours plus forte, où les salariés aspirent davantage à réaliser des activités qui ont du sens et pour lesquelles ils sont reconnus, la question de la passion au travail devient essentielle. Mais elle est ambivalente : être payé pour réaliser sa passion est à la fois une chance que les salariés apprécient, mais aussi un risque de surinvestissement, d’épuisement professionnel face à une injonction angoissante à en faire toujours plus. Les auteurs ont mené des recherches en sociologie du travail et clinique de l’activité dans trois domaines emblématiques du travail passionné : l’art, le sport, la politique. Pour eux, ramener la passion à un « rêve d’enfance » ou à une question de personnalité ne suffit pas pour en comprendre les ressorts et les enjeux. Ils analysent des trajectoires individuelles, leurs dynamiques identitaires, mais aussi les logiques professionnelles et organisationnelles dans lesquelles elles se déploient et plus largement les mutations des valeurs au travail.”

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